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Rapport 2025 sur la décarbonisation des transports
mars 1, 2025
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Résumé
Le rapport 2025 sur la décarbonisation des transports met en lumière le rôle significatif que peut jouer le secteur des transports dans les émissions de CO₂ aux États-Unis, auxquelles il contribue à hauteur d’environ 30 %. Parmi les expéditeurs de premier plan du secteur, membres de Breakthrough et ayant pris des engagements dans le cadre de l’initiative SBTi, pas moins de 96 % ont fixé des objectifs de scope 3 et 64 % d’entre eux ont défini des objectifs explicites spécifiques au transport.
En lisant ce rapport, les expéditeurs peuvent intégrer des politiques et des stratégies de réduction des émissions dans leur plan d’affaires sur 3 à 5 ans, s’alignant ainsi sur la transition vers une économie à faible émission de carbone. Parmi les tendances majeures, on note le passage aux énergies alternatives dans les transports et la nécessité de mettre en place des stratégies concrètes pour réduire les émissions.
Points clés à retenir
- L’intégration de plans de réduction des émissions dans les stratégies d’entreprise à long terme est cruciale pour éviter de se faire distancer dans la course au développement durable. Les politiques à
venir, telles que la phase 3 des normes d’émissions pour les véhicules lourds (HDV) et les normes sur les carburants propres de l’EPA, définiront les futures exigences réglementaires et ouvriront de nouvelles opportunités. - L’intérêt croissant pour les énergies alternatives, telles que le gaz naturel renouvelable (GNR) et les véhicules électriques (VE), est prometteur pour la réduction des émissions liées aux transports.
- Atteindre les objectifs de développement durable nécessite une combinaison de plusieurs mesures : sélection des transporteurs, optimisation des itinéraires, conversion des modes de transport et adoption d’énergies alternatives.
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Principales politiques et mesures législatives à suivre en 2025
Les évolutions politiques et réglementaires apporteront à la fois de nouveaux défis et de nouvelles opportunités pour faire avancer un avenir sobre en carbone. Pour les acteurs des secteurs des transports, de l’énergie et de l’industrie manufacturière, il s’agit d’un moment charnière pour rester proactifs, s’adapter et se concentrer sur des objectifs de développement durable à long terme. Ceux qui sauront gérer ces changements de manière efficace et efficiente ne se contenteront pas de respecter les exigences réglementaires, mais se positionneront également comme des leaders dans une économie plus résiliente et à faibles émissions de carbone.
Au niveau fédéral
Sous la présidence de Donald Trump, le paysage réglementaire devrait évoluer vers une déréglementation généralisée, confiant davantage de responsabilités aux gouvernements des États et aux collectivités locales pour faire avancer les initiatives en matière de développement durable. Si cette approche décentralisée risque d’entraver les efforts fédéraux en matière de climat et d’entraîner des progrès inégaux à travers le pays, elle permet également aux entreprises de prendre les devants et de mener des initiatives de développement durable dans leurs régions.
Dans la perspective du second mandat du président Trump, plusieurs prévisions ont vu le jour concernant l'orientation des politiques environnementales. Au cours de son précédent mandat, les États-Unis se sont retirés de l'Accord de Paris sur le climat de 2015, s'alignant ainsi sur un petit groupe de nations, dont l'Iran, la Libye et le Yémen, qui n'avaient pas signé cet accord historique. Dès son premier jour de retour au pouvoir, il a signé un décret exprimant son intention de se retirer à nouveau de l’Accord de Paris sur le climat. Bien que le processus officiel de retrait prenne un an entre la notification et la sortie effective, cela envoie un signal fort au reste du monde.
De plus, la campagne de Trump a promis d’abroger bon nombre des politiques climatiques de Biden, notamment la loi sur la réduction de l’inflation (Inflation Reduction Act). Cependant, le financement prévu par cette loi a déjà permis des avancées notables au sein des collectivités locales, ce qui pourrait rendre le démantèlement de ces programmes politiquement difficile pour la nouvelle administration et le Congrès.
Parmi les mesures clés à surveiller cette année figurent la phase 3 des normes d’émissions de l’EPA pour les véhicules lourds (HDV), l’évolution de la réglementation relative à la production de combustibles fossiles et la réintroduction éventuelle du projet de loi sur la sécurité ferroviaire. Ensemble, ces évolutions façonneront le prochain chapitre de la politique climatique américaine, avec des implications tant pour le gouvernement que pour les dirigeants du secteur privé.
Normes d'émissions de l'EPA pour les poids lourds (Phase 3) | Les normes d’émissions de phase 3 de l’EPA pour les poids lourds devraient entraîner une réduction significative des émissions de ces véhicules et inciter le secteur des transports à adopter des flottes plus propres et plus efficaces. Les entreprises devront privilégier les investissements dans des véhicules plus efficaces et dans les énergies alternatives pour se conformer à ces normes plus strictes. On s’attend toutefois à ce que le Congrès et l’administration Trump élaborent une réglementation nouvelle ou modifiée, plus en phase avec le statu quo. | ||
Déréglementation de la production de combustibles fossiles | La volonté du président Trump de déréglementer la production de combustibles fossiles, notamment par l'extension des concessions sur les terres fédérales, présente des perspectives mitigées pour le secteur de l'énergie. Même si la déréglementation pourrait faire baisser les coûts, la faiblesse de la demande et les signaux de prix défavorables pourraient empêcher l'essor de la production escompté. | ||
Projet de loi sur la sécurité ferroviaire | Le projet de loi sur la sécurité ferroviaire, qui pourrait refaire surface lors de la 119e législature, vise à renforcer les normes de sécurité du transport ferroviaire de marchandises, en particulier pour le transport de matières dangereuses. Cette législation pourrait modifier les modalités de transport de l’hydrogène et du GNR, ce qui pourrait avoir des répercussions importantes sur la chaîne d’approvisionnement. |
État
Normes
relatives aux carburants propres Les normes relatives aux carburants propres fixent des limites à l'intensité des émissions des carburants produits dans l'État ou fournis à celui-ci. Elles entraînent des coûts supplémentaires pour les carburants traditionnels, tout en créant un nouveau marché pour les carburants alternatifs.
Système de plafonnement et d’échange
Les programmes de plafonnement et d’échange fixent une limite, ou un plafond, à la quantité de CO₂ pouvant être émise au cours d’une année donnée, que ce soit par l’ensemble de l’économie, par des secteurs clés ou par des entités concernées dont les émissions dépassent un certain seuil. Chaque année, ce plafond diminue, ce qui incite les organisations soit à réduire leurs émissions, soit à acheter des quotas.

Au niveau international
Directive sur le reporting de développement durable des entreprises (CSRD)
La directive européenne sur le reporting de développement durable des entreprises (CSRD) a reporté à 2026 la date limite de mise en conformité pour les entreprises non européennes. Cette réglementation s’appliquera à un ensemble plus large de grandes entreprises, ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises (PME) cotées en bourse. De plus, les entreprises non européennes réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 150 millions d’euros sur le marché de l’UE devront également s’y conformer. Ce report permet à des secteurs clés tels que le pétrole, le gaz, les transports et l’énergie d’aligner leurs activités sur les nouvelles normes de reporting en matière de développement durable, garantissant ainsi qu’elles soient en mesure de satisfaire à ces exigences.
Secteur maritime
Système d’échange de quotas d’émission de l’UE
Le système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE) a élargi son champ d’application pour inclure les émissions du transport maritime à compter de 2024. Couvrant initialement 40 % des émissions des grands navires de fret, ce champ d’application passera à 70 % en 2025.
FuelEU
Le règlement FuelEU, qui entrera en vigueur en 2025, impose aux navires faisant escale dans les ports de l’UE de réduire l’intensité en gaz à effet de serre de leurs carburants. De plus, les navires opérant dans la zone de contrôle des émissions de SOx (ECA) de la Méditerranée seront soumis à des limites plus strictes en matière de teneur en soufre à compter de mai 2025, ce qui souligne l'engagement de la région à réduire la pollution atmosphérique liée au transport maritime.
Prendre des décisions stratégiques dans un contexte réglementaire complexe
L’évolution du cadre réglementaire dans le secteur des transports met en évidence le besoin urgent de solutions durables en matière de carburants et de Freight Solutions, ainsi que de stratégies tournées vers l’avenir. Pour les expéditeurs internationaux, l’urgence de la décarbonisation doit rester une priorité absolue. Même si les obligations ou les aides fédérales varient, la volonté de réduire les émissions reste inébranlable. Cette dynamique est alimentée par la pression croissante exercée par les actionnaires, les consommateurs avertis et les concurrents visionnaires, ce qui souligne le besoin indéniable de pratiques durables. Agir de manière durable n’est pas seulement une responsabilité : c’est un impératif concurrentiel pour réduire votre empreinte carbone et favoriser l’efficacité opérationnelle.
Plongée dans le paysage des énergies alternatives
Alors que les politiques et la législation poussent de plus en plus les transporteurs à réduire leurs émissions, le secteur des transports se tourne vers les énergies alternatives pour répondre à ces exigences. Un examen plus approfondi du gaz naturel renouvelable (GNR), des véhicules électriques (VE), des biocarburants et de l’hydrogène met en lumière les facteurs qui influencent leur adoption.
Gaz naturel renouvelable (GNR)
Le GNR s'est imposé comme l'une des principales alternatives au diesel, offrant une plus grande stabilité des coûts et un impact environnemental réduit. Selon la matière première utilisée, le GNR peut réduire les émissions jusqu'à 151 % et diminuer les coûts de carburant de 56 %.
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Le GNR est issu de déchets organiques, et son utilisation réduit considérablement les émissions de carbone, ce qui en fait un carburant de choix pour les acteurs du secteur des transports qui cherchent à décarboner leur flotte.
L’un des principaux avantages du RNG réside dans sa compatibilité avec les infrastructures existantes : la quasi-totalité des stations de GNC peuvent être utilisées pour distribuer du RNG. Cela revêt une importance particulière étant donné qu’il existe aux États-Unis plus de 770 stations publiques de GNC accessibles aux poids lourds de classe 8. Bien que l’équipement au GNC entraîne un surcoût, celui-ci est nettement inférieur à celui des véhicules électriques. Cette dépense supplémentaire peut influencer les décisions, mais elle peut être compensée par des économies de carburant à long terme.
Véhicules électriques (VE)
Les véhicules électriques sont également devenus un élément essentiel du paysage des énergies alternatives, offrant une réduction des émissions de 60 % et des coûts de carburant inférieurs de 52 % à ceux du diesel. Si le coût d’achat initial est plus élevé que celui d’un camion diesel, les coûts d’entretien globaux sont en moyenne de 40 à 70 % inférieurs. L’une des principales préoccupations des utilisateurs concerne le nombre et l’emplacement des bornes de recharge pour véhicules électriques. Le réseau de recharge des VE est encore en cours de développement le long des principales autoroutes inter-États, et des initiatives sont prévues pour répondre à ces préoccupations.
Un tiers des transporteurs (34 %) déclarent avoir l’intention d’intégrer des véhicules électriques à batterie (VE) à leur flotte d’ici 2025 (Source : rapport « 2025 State of Transportation » de Breakthrough). Une initiative majeure visant à combler cette lacune est la subvention de 248,9 millions de dollars accordée par l’EPA à la Clean Corridor Coalition, destinée à mettre en place un réseau de stations de recharge pour camions électriques le long du corridor de l’I-95. Ce projet permettra de créer 24 sites de recharge dotés de 450 bornes, contribuant ainsi à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 18,6 millions de tonnes métriques d’ici 2050.
L’hydrogène
La forte densité énergétique de l’hydrogène et la rapidité de son ravitaillement en font une option attrayante, en particulier pour les applications nécessitant de lourdes charges utiles et de longues autonomies. Si le coût initial – environ 125 % plus élevé que celui des camions diesel sans mesures d’incitation – reste un obstacle à une adoption plus large, son potentiel à offrir des capacités de transport longue distance sans émissions positionne l’hydrogène comme une option énergétique précieuse.
Biocarburants
Les biocarburants, tels que le biodiesel et le diesel renouvelable, sont de plus en plus reconnus comme des alternatives viables et compétitives en termes de coûts au diesel conventionnel, offrant des avantages environnementaux significatifs. Avec plus de 1 984 points de ravitaillement disponibles à travers les États-Unis, l’infrastructure dédiée aux biocarburants continue de se développer, renforçant ainsi son accessibilité pour les flottes de transport. Les réductions des émissions de GES sur l’ensemble du cycle de vie varient en fonction de la méthode de production et des matières premières utilisées. L’adoption du diesel renouvelable permet une réduction pouvant atteindre 76 % par rapport au diesel conventionnel. De plus, leur compatibilité avec les moteurs diesel existants garantit une transition en douceur pour les flottes cherchant à intégrer des carburants à faible empreinte carbone.
La puissance d’une stratégie polycarburant
Une stratégie polycarburant permet aux expéditeurs de concilier leurs objectifs environnementaux et leurs exigences opérationnelles en évaluant le cas d’utilisation optimal pour chaque type de carburant. Selon le rapport « 2025 State of Transportation » de Breakthrough, un tiers des transporteurs indiquent que l’accès limité aux énergies alternatives dans leur zone de desserte ou le long de leurs itinéraires constitue un facteur limitant ; ils doivent donc examiner attentivement leurs options en matière de carburants. Pour réduire efficacement leur empreinte carbone, les transporteurs doivent aller au-delà du simple choix de carburant et mettre en œuvre des stratégies supplémentaires, fondées sur les données, visant à réduire les émissions.
Stratégies concrètes permettant aux expéditeurs de réduire les émissions liées au transport
Face aux changements politiques et réglementaires qui obligent les expéditeurs à déclarer et à réduire leurs émissions, ainsi qu’aux progrès réalisés en matière d’approvisionnement en énergies alternatives et d’infrastructures, il est plus important que jamais pour les expéditeurs de mettre en œuvre des stratégies efficaces pour réduire les émissions liées au transport. En effet, selon le rapport « 2025 State of Transportation Report » publié par Breakthrough, 87 % des expéditeurs se sont fixé des objectifs à long terme en matière de développement durable dans le domaine du transport à l’horizon 2025.
En misant sur une combinaison de mesures, telles que la sélection des transporteurs, l’optimisation des itinéraires, la conversion des modes de transport et l’adoption d’énergies alternatives, les expéditeurs peuvent réduire leurs coûts, améliorer leur efficacité opérationnelle et atteindre leurs objectifs de développement durable.
Cependant, il peut être difficile de savoir par où commencer, et même une fois le projet lancé, la mise en œuvre efficace des initiatives peut sembler insurmontable.
Partenariats avec les transporteurs
Discuter des plans de développement durable avec les transporteurs permet aux expéditeurs d’obtenir des informations précieuses pour favoriser des partenariats solides et durables. En encourageant les stratégies qui améliorent les scores SmartWay — telles que les pratiques d’économie de carburant et l’investissement dans des équipements fonctionnant aux énergies alternatives —, les expéditeurs peuvent réduire leurs émissions de jusqu’à 14 % par chargement.
Énergies alternatives
En collaborant avec les transporteurs pour comprendre leurs objectifs à long terme en matière de flotte et leur volonté d’investir dans des équipements fonctionnant aux énergies alternatives, les expéditeurs peuvent prendre des mesures concrètes pour réduire les émissions liées au transport. Un moyen efficace de recueillir ces informations consiste à utiliser des demandes d'informations (RFI) ou des appels d'offres (RFP) pour collaborer avec des transporteurs soucieux d'adopter des véhicules fonctionnant aux énergies alternatives – une approche que seuls 14 % des expéditeurs ont adoptée, selon le rapport « State of Transportation Report 2025 ». Cette approche permet également de calculer avec précision vos émissions totales.

Conversion modale
La conversion modale est essentielle pour réduire les émissions liées au transport, car elle améliore l’efficacité du fret en transférant les expéditions vers des modes plus durables. Par exemple, le transfert des expéditions longue distance par camion vers le rail peut améliorer le rendement énergétique de près de 70 % par chargement.
Optimisation des itinéraires
L’optimisation des itinéraires est essentielle pour réduire les kilomètres à vide et maximiser le taux de remplissage des chargements, ce qui aide les expéditeurs et les transporteurs à diminuer leur consommation de carburant. De plus, les fusions et acquisitions récentes offrent de précieuses opportunités pour affiner les guides d’itinéraires. Les capacités inutilisées représentent 12 % des émissions, ce qui équivaut à 96,3 kgCO₂e d’émissions liées au transport par mois. L’optimisation du taux de remplissage des chargements pourrait générer près d’un milliard de dollars d’économies annuelles sur le carburant et le fret.
Améliorez votre stratégie grâce à une plateforme de gestion des émissions liées au transportLes plateformes de gestion des émissions liées au transport, telles que CleanMile, transforment la manière dont les expéditeurs abordent la réduction des émissions de carbone en proposant un suivi et des rapports au niveau de chaque itinéraire, tant pour le transport routier que ferroviaire. Ces outils axés sur les données vont au-delà du simple reporting, offrant des informations exploitables qui améliorent l’efficacité tout en réduisant les émissions. Les clients de CleanMile constatent une réduction moyenne de 6 % de l’intensité des émissions dès leur première année complète d’utilisation de notre programme. | ![]() |
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