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Rapport sur la décarbonisation 2024
mai 1, 2024
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Table des matières
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- Introduction
- Résumé
- Points clés à retenir
- Section 1 : Les avancées majeures en matière de décarbonisation façonneront le secteur des transports en 2024
- Section 2 : Créer des partenariats synergiques entre expéditeurs et transporteurs pour atteindre des objectifs fondés sur des données scientifiques
- Section 3 : Une voie éprouvée pour permettre aux expéditeurs d’atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de carbone
Introduction
Ces dernières années, le développement durable est devenu une priorité majeure pour les expéditeurs. Face à la pression croissante exercée par les pouvoirs publics, les concurrents et les consommateurs, il sera crucial de progresser vers la réalisation de Targets fondés sur des données scientifiques d’ici 2024. Restez informé des dernières avancées et des stratégies à mettre en œuvre au cours de l’année à venir.
Résumé
Alors que le secteur des transports continue de faire face à une pression croissante pour lutter contre le changement climatique, une communication et une collaboration efficaces entre les expéditeurs et les transporteurs jouent un rôle central dans la réalisation des objectifs fondés sur la science. En intégrant des exigences spécifiques dans le processus de RFP, en nouant des partenariats avec des fournisseurs de technologies de gestion des émissions liées au transport et en adoptant le cadre du Global Logistics Emissions Council (GLEC), les expéditeurs peuvent suivre et déclarer leurs émissions avec précision, puis prendre des mesures ciblées pour réduire leur empreinte carbone. Ces efforts contribueront à un avenir plus durable et permettront aux expéditeurs de se positionner comme des leaders dans la lutte contre le changement climatique, tout en conservant leur avantage concurrentiel.
Points clés à retenir
- Fixer des objectifs de réduction des émissions liées au transport
- Identifier les points noirs en matière d’émissions au sein de votre réseau de transport
- Évaluer les options de décarbonisation et quantifier les opportunités
- Mettre en œuvre des solutions
- Suivre les indicateurs clés de performance (KPI) pour mesurer les résultats
Découvrez le rapport sur la décarbonisation à l'horizon 2025
Consultez le rapport sur la décarbonisation 2026 pour découvrir les dernières tendances et analyses.

Section 1 : Les avancées majeures en matière de décarbonisation façonneront le secteur des transports en 2024
Le secteur des transports est l’un des principaux responsables des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ce qui en fait un axe crucial de la lutte contre le changement climatique. En conséquence, les entreprises subissent une pression croissante de la part de diverses parties prenantes, notamment les gouvernements, leurs pairs et les consommateurs, pour qu’elles s’engagent de manière proactive en faveur de la décarbonisation. La transition vers un secteur des transports plus durable présente à la fois des défis et des opportunités pour les entreprises qui s'efforcent de rester compétitives tout en s'engageant vers un avenir plus vert.
Pression des pouvoirs publics
L'un des principaux moteurs de ces changements est l'importance croissante accordée au développement durable et à la réduction des émissions de carbone. Partout dans le monde, les gouvernements mettent en œuvre des réglementations et des politiques plus strictes visant à atténuer le changement climatique, notamment des mesures ciblant les émissions liées aux transports. Cela exercera une pression sur les entreprises pour qu'elles trouvent des moyens de réduire leur empreinte carbone afin de se conformer à ces exigences et d'éviter des sanctions.
Dans le cadre de la loi sur les investissements dans les infrastructures et l'emploi (IIJA), le Congrès a alloué plus de 590,7 milliards de dollars aux transports, en mettant particulièrement l'accent sur les infrastructures de transport. L'objectif est de promouvoir la modernisation et de réduire les émissions dans tous les modes de transport.
Infrastructures d'énergie propre | Département américain de l'Énergie : découvrez les possibilités de financement déjà attribuées ou actuellement disponibles | |
Suivi de la loi sur la réduction de l'inflation (Inflation Reduction Act) | L'université de Columbia et l'Environmental Defense Fund : découvrez les opportunités de financement IRA déjà attribuées ou actuellement disponibles | |
| Pour répondre aux préoccupations environnementales, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) travaille activement à la phase 3 des normes d’émissions pour les poids lourds. Ces normes s’appliqueront à partir de l’année-modèle 2027 et leurs effets devraient se prolonger jusqu’en 2055. L’EPA estime que ces normes pourraient permettre d’éviter près de 1 000 milliards de tonnes d’émissions de CO₂ pour l’ensemble des véhicules légers, moyens et lourds. Cette réduction équivaut à plus du double du total des émissions de CO₂ des États-Unis en 2022. Par ailleurs, l’EPA évalue actuellement les normes d’émissions applicables aux centrales électriques et recherche activement des moyens d’encourager la production d’énergie propre. Ces initiatives permettront non seulement de renforcer les avantages environnementaux des véhicules électriques, mais joueront également un rôle significatif dans la mise en place d’un paysage énergétique plus vert pour l’avenir. | ![]() |
Les États et les collectivités locales prennent des mesures proactives pour réduire leur empreinte carbone. L’initiative californienne « Advanced Clean Trucks » (ACT) en est un excellent exemple : elle impose qu’à l’horizon 2035, 75 % de toutes les ventes de camions de poids moyen et lourd (classes 4 à 8) dans l’État soient à zéro émission, dont 40 % appartenant aux classes 7 et 8. Plusieurs États ont adopté cette réglementation, notamment le Rhode Island, le Colorado, le Massachusetts, le New Jersey, New York, l’Oregon, le Vermont et Washington. De plus, le Connecticut, le Maryland, le Maine, la Caroline du Nord, la Pennsylvanie et la Virginie ont manifesté leur engagement à adopter les normes californiennes en matière d’émissions des camions en signant un protocole d’accord. Il est toutefois important de noter que tous les États ne soutiennent pas l’ACT, certains allant même jusqu’à intenter des actions en justice contre l’EPA.
| Le 28 avril 2023, le California Air Resources Board (CARB) a adopté la réglementation « Advanced Clean Fleets » (ACF), qui constitue un complément puissant à l’ACT. L’ACF impose aux grands transporteurs de renouveler leur flotte, en exigeant que les camions de transport local passent à des véhicules zéro émission (ZEV) à partir de 2024. Cette transition doit être pleinement mise en œuvre d’ici 2035, à l’exception des camions de chantier et des tracteurs à cabine de jour, qui ont jusqu’en 2039, ainsi que des tracteurs à cabine-couchette et des véhicules spécialisés, qui ont jusqu’en 2042, si l’acheteur final est situé en Californie. De plus, l’ACF vise à éliminer les ventes de camions diesel d’ici 2036, en favorisant l’adoption accélérée de véhicules ZEV de poids moyen et lourd. Le CARB estime que d’ici 2035, l’ACF et l’ACT combinés permettront de compter 510 000 véhicules à zéro émission (ZEV) en Californie, ce chiffre devant atteindre 1,35 million d’ici 2045 et 1,69 million d’ici 2050, y compris les camions de classe 2b à 8. À l’instar de l’ACT, l’ACF fait également l’objet de poursuites judiciaires. Ces deux réglementations joueront un rôle central pour aider la Californie à atteindre l’objectif du gouverneur Gavin Newsom, à savoir la transition complète vers des camions ZEV d’ici 2045 pour l’ensemble des camions circulant dans l’État. | ![]() |
Le système de plafonnement et d’échange reste l’un des mécanismes les plus répandus pour fixer un prix du carbone. Dans le cadre de ce système, l’État fixe un plafond d’émissions et délivre des permis, appelés « quotas », équivalents aux émissions autorisées. Les entités soumises au programme doivent détenir suffisamment de quotas pour couvrir leurs émissions. Elles peuvent acheter ou vendre ces quotas sur le marché, dont les prix reflètent l’offre et la demande. À mesure que les émissions diminuent, le gouvernement abaisse progressivement le plafond, obligeant les entités concernées à réduire leurs émissions ou à acheter davantage de quotas, ce qui se traduit au final par une réduction des émissions de carbone. Des systèmes de plafonnement et d’échange sont en vigueur en Californie, en Oregon et dans l’État de Washington, ainsi que dans la majeure partie du nord de la côte Est dans le cadre de la Regional Greenhouse Gas Initiative (RGGI) ; un nouveau programme de « plafonnement et investissement » sera bientôt mis en place à New York.
Plus récemment, la Californie a adopté le projet de loi sénatorial 253, également connu sous le nom de « Climate Corporate Data Accountability Act ». Cette législation impose aux entreprises américaines, tant publiques que privées, opérant en Californie et générant un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard de dollars, de déclarer leurs émissions de scope 1 et 2 en 2026 et celles de scope 3 en 2027.
Compte tenu de l’impasse persistante au Congrès, de nombreux États prennent les devants dans la lutte contre le changement climatique. La Californie est depuis longtemps à l’avant-garde du mouvement de réduction des émissions, et aujourd’hui, New York, Washington et l’Oregon lui emboîtent le pas, illustrant ainsi une tendance croissante parmi les États à agir sur cette question cruciale. Alors que les initiatives au niveau des États continuent de prendre de l’ampleur, il apparaît de plus en plus clairement que la lutte contre le changement climatique n’attendra pas l’action fédérale, et que des solutions audacieuses et innovantes seront nécessaires pour protéger notre planète pour les générations futures.
Pression des pairs
Les entreprises subissent également une pression croissante de la part de leurs pairs qui ont déjà fixé des objectifs fondés sur des données scientifiques et prennent des mesures proactives pour atteindre leurs objectifs en matière d’émissions. Une récente enquête menée auprès des clients de Breakthrough montre que près des deux tiers d’entre eux se sont fixé des objectifs de réduction des émissions, et qu’un sur quatre s’efforce délibérément de décarboner ses transports. Bien que la réduction des émissions de scope 3 représente un défi logistique de taille, un prestataire de services de gestion des transports de confiance peut rationaliser le processus de collecte et d’organisation des données, tout en proposant des recommandations pour aider à atteindre ces objectifs.
Pression des consommateurs
En fin de compte, c’est la demande des consommateurs qui déterminera si les entreprises parviennent à les convaincre. Les responsables du secteur des transports ressentent eux aussi l’impact de cette tendance. Comme le souligne le rapport « State of Transportation Report 2023 » de Breakthrough, pas moins de 94 % de ces responsables reconnaissent que la demande des consommateurs pour des produits durables fait de la réduction des émissions une priorité encore plus cruciale pour l’année à venir. Les entreprises doivent donc donner la priorité aux efforts de décarbonisation afin de rester compétitives et de répondre aux attentes des consommateurs, tout en respectant les exigences réglementaires.
Ces évolutions indiquent un virage significatif vers la décarbonisation dans le secteur des transports, une tendance qui devrait s’accélérer en 2024. La clé pour garder une longueur d’avance réside dans la collaboration et les partenariats avec des prestataires de services de gestion des transports de confiance, capables d’aider à s’y retrouver dans le paysage complexe de la décarbonisation. Alors que nous nous dirigeons vers un avenir plus vert, il est impératif que les entreprises accordent la priorité aux efforts de décarbonisation afin de rester compétitives.
Section 2 : Créer des partenariats synergiques entre expéditeurs et transporteurs pour atteindre des objectifs fondés sur des données scientifiques
Une communication efficace entre les expéditeurs et les transporteurs joue un rôle essentiel dans la réalisation d'objectifs fondés sur des données scientifiques. En communiquant clairement et en partageant leurs données, ils peuvent réaliser des progrès significatifs en matière de réduction des émissions. Les expéditeurs peuvent lancer ce processus en intégrant des exigences spécifiques dans le RFP, telles que les objectifs de réduction des émissions du transporteur, la possession de camions fonctionnant aux énergies alternatives et son score SmartWay. Ce faisant, les expéditeurs envoient un message fort indiquant qu’ils recherchent activement des moyens de décarboner leurs activités. Cela peut également servir de point de départ aux expéditeurs et aux transporteurs pour explorer d’éventuels programmes pilotes visant à réduire davantage les émissions. Cependant, le processus de collecte de ces données n’est qu’un début. Il exige un temps considérable de la part des membres de l’équipe, dont les emplois du temps sont déjà très chargés. Pour parvenir à des réductions substantielles des émissions, les expéditeurs doivent adopter une approche adaptée à leur budget et à leurs contraintes de temps. En s’associant à un prestataire technologique spécialisé dans la gestion des émissions liées au transport, les expéditeurs bénéficient d’une visibilité en temps réel sur l’ensemble de leurs émissions tout au long du cycle de vie et peuvent prendre en compte des recommandations au niveau de chaque itinéraire. Cette approche garantit que les expéditeurs atteindront leurs objectifs tout en évitant les écueils du « greenwashing », qui peut nuire à leur réputation. Ces statistiques soulignent la nécessité de solutions complètes et fondées sur les données en matière de gestion des émissions liées au transport. Forts de données fiables et de recommandations concrètes, les expéditeurs peuvent désormais entamer la prochaine étape de leur parcours : la réduction des émissions liées au transport. | ![]() |
Voici trois des stratégies les plus efficaces pour gérer la transition vers de nouveaux partenariats synergiques entre expéditeurs et transporteurs :
1. SmartWay
Le programme SmartWay, géré par l’EPA, est spécialement conçu pour aider les expéditeurs, les transporteurs et les autres parties prenantes à réduire leur empreinte carbone. Grâce à la participation des transporteurs à ce programme, les expéditeurs peuvent identifier efficacement ceux qui ont de faibles émissions de carbone et ceux qui ont encore des progrès à faire. Ainsi, informer les transporteurs sur le programme et les encourager à y participer est devenu une priorité absolue pour les expéditeurs. Actuellement, on compte plus de 400 000 transporteurs enregistrés aux États-Unis, mais seuls 4 000 d'entre eux font partie du programme SmartWay de l'EPA. Pour combler cet écart, les chargeurs invitent activement des représentants de SmartWay à leurs réunions avec les transporteurs afin de discuter des avantages du programme et de la procédure d'inscription.
Seul 1 % des transporteurs américains enregistrés participent au programme SmartWay de l’EPA.
Il convient de noter que même une amélioration d’un seul cran du score SmartWay d’un transporteur peut entraîner une réduction significative de 6 % des émissions par expédition. En effet, passer d’un statut « non classé » au niveau 5 permet d’atteindre des réductions cumulées d’émissions de plus de 30 %. En établissant des partenariats solides avec les transporteurs, les expéditeurs peuvent démontrer leur engagement à atteindre des objectifs fondés sur des données scientifiques et à faire progresser leurs efforts en matière de développement durable.
2. Programmes pilotes
Les expéditeurs et les transporteurs ont tout à gagner à collaborer dans le cadre d’un programme pilote visant à tester des tracteurs routiers fonctionnant à l’énergie alternative. En cas de succès, ces tracteurs permettraient de réduire les émissions de scope 1 des transporteurs et les émissions de scope 3 des expéditeurs. Pour que les chiffres soient intéressants tant pour le chargeur que pour le transporteur, un contrat pluriannuel peut apporter la stabilité et les investissements nécessaires aux transporteurs pour passer aux énergies alternatives. En s’associant dans le cadre d’un programme pilote, les chargeurs et les transporteurs peuvent montrer la voie vers un avenir plus durable pour le secteur des transports.
Les camions équipés de sources d’énergie alternatives, telles que le GNR et l’électricité, ont fait l’objet d’un développement approfondi et sont désormais prêts à subir des essais complets afin de répondre aux besoins de transport des expéditeurs. Knight Transportation mène activement des essais sur le terrain en Californie avec le groupe motopropulseur au gaz naturel X1 SN de Cummins, et ces essais se poursuivront jusqu’en 2024. L’objectif ultime est de parvenir à une réduction de 50 % des émissions de CO₂ d’ici 2035. Par ailleurs, le marché a manifesté son intérêt pour les eCascadia de Freightliner. Frito-Lay, en partenariat avec Schneider et Freightliner, prévoit une réduction des émissions de plus de 70 % par rapport aux camions diesel traditionnels pour ses premiers itinéraires utilisant des véhicules électriques à batterie (BEV). Les BEV sont encore en phase de validation de leurs performances, c’est pourquoi leur utilisation est actuellement limitée aux trajets de courte distance et aux liaisons de ravitaillement.
3. Améliorations du rendement énergétique (MPG)
Les progrès technologiques ont permis d’améliorer continuellement la consommation de carburant des flottes. Selon les données de Breakthrough, les camions diesel enregistrent une augmentation annuelle de leur consommation de carburant d’environ 3 à 4 %. En 2023, la consommation moyenne des flottes s’élevait à 7,68 MPG, ce qui constitue une amélioration significative par rapport aux décennies précédentes.
Lors des discussions avec les transporteurs sur l’amélioration du rendement en MPG, il est essentiel de disposer de références et de prendre en compte des facteurs tels que le poids des chargements, l’itinéraire et l’âge moyen de la flotte du transporteur. Il est tout aussi important de conclure un accord mutuellement avantageux qui tienne compte des intérêts tant de l’expéditeur que du transporteur. Cette approche permet d’atténuer les éventuels problèmes de service pouvant résulter d’un accord déséquilibré.
En conclusion, une communication et une collaboration efficaces entre les expéditeurs et les transporteurs jouent un rôle essentiel dans la réalisation d’objectifs fondés sur des données scientifiques visant à réduire les émissions liées au transport. En intégrant des demandes spécifiques dans le processus de RFP, en s’associant à des fournisseurs de technologies de gestion des émissions liées au transport, en encourageant la participation au programme SmartWay et en explorant des programmes pilotes pour des camions fonctionnant à l’énergie alternative, les expéditeurs peuvent faire des progrès significatifs vers leurs objectifs de développement durable. Cet effort collaboratif contribuera non seulement à un avenir plus durable, mais positionnera également les expéditeurs et les transporteurs comme des acteurs de premier plan dans la lutte contre le changement climatique.
Section 3 : Une voie éprouvée pour permettre aux expéditeurs d’atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de carbone
Les expéditeurs recherchent activement des moyens de réduire leurs émissions de carbone pour répondre aux réglementations gouvernementales, à la pression de leurs pairs et aux exigences des consommateurs. Une voie éprouvée consiste à adopter une technologie de gestion des émissions liées au transport qui soit certifiée et conforme au cadre du Global Logistics Emissions Council (GLEC). En s’appuyant sur ce cadre, les expéditeurs peuvent calculer avec précision leurs émissions conformément au système de divulgation du CDP et à la norme de comptabilisation des émissions de carbone des entreprises du GHG Protocol. Ce cadre complet fournit non seulement une méthode claire pour le calcul des émissions, mais permet également aux expéditeurs de prendre des mesures précises et ciblées pour réduire leur impact environnemental.
Une fois que les expéditeurs disposent d’une base de référence fiable pour leurs émissions, ils peuvent envisager quatre méthodes très efficaces pour minimiser les émissions liées au transport.
| Explorer les infrastructures d’énergies alternatives au sein de votre réseau de transport | |
| Sélectionnez des transporteurs dont les émissions de carbone sont faibles, voire nulles | |
| Optimisez les itinéraires par mode de transport | |
| Évaluez les réseaux et les charges utiles pour identifier les opportunités d’amélioration de l’efficacité | |
La mise en œuvre de stratégies à plusieurs niveaux offre d’importantes opportunités de changement positif et durable, permettant de réaliser près de 1,2 milliard de dollars d’économies sur le carburant et le fret et de réduire les émissions de 2 milliards de kgCO2e par an au sein de l’écosystème Breakthrough. L’optimisation des modes de transport peut réduire les émissions de 50 % à 70 % et diminuer le coût total de 5 % à 25 % par itinéraire, tandis que l’optimisation des capacités inutilisées peut permettre une réduction des émissions de 12 %.
Réduire considérablement les émissions et les coûts grâce à l’optimisation des modes de transport

Même si certains peuvent se montrer réticents au changement, il est important de communiquer les avantages de la décarbonisation et l’urgence de la situation. La mise en œuvre de stratégies à plusieurs niveaux offre non seulement des opportunités de changement positif et durable, mais peut également conduire à une réduction significative des émissions et à des économies substantielles. L'écosystème Breakthrough, qui regroupe des chargeurs, devrait permettre de réaliser près de 1,2 milliard de dollars d'économies sur le carburant et le fret, ainsi qu'une réduction de 2 milliards de kgCO₂é, grâce à la mise en œuvre de stratégies de décarbonisation des transports.
À plus grande échelle, le 5e rapport d’évaluation nationale sur le climat des États-Unis a souligné les impacts d’un secteur des transports décarboné : «Un système de transport sans carbone, durable et résilient présenterait des avantages sociétaux allant au-delà de la réduction des impacts du changement climatique, pouvant potentiellement se traduire par des améliorations en matière de qualité de l’air, de condition physique, d’incidence des maladies cardiovasculaires et respiratoires, de santé mentale, de taux d’accidents, de pollution sonore, d’équité sociale, d’écosystèmes, de conservation de la biodiversité, d’indépendance énergétique et d’économie. Lorsque l’on prend en compte ces avantages connexes, les bénéfices des mesures d’atténuation des GES dans le secteur des transports l’emportent largement sur les coûts. » En s’appuyant sur le cadre GLEC et sur des stratégies ciblées de réduction des émissions, les expéditeurs peuvent jouer un rôle essentiel dans la construction d’un avenir plus durable.
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![“Ninety-three percent of Global 2000 companies with net-zero [carbon emission] commitments say they will miss targets based on their current trajectory.” Source: Accenture Report: How do we turn net-zero commitments into reality?](https://big-comfort-7ce80fc531.media.strapiapp.com/2024_decarb_img_3_11b9037e19.png)